Harborsude, Port Course, Chicago
Wilson nous a emmené dans son quartier général dans l’Illinois tester ses nouveautés, plus précisément à Chicago (surnommée « Windy City) ce juste avant l’Open de France. Nous vous reparlerons de ces prodiuits de l’équipementier américain mais les tests ont eu lieu au Harborside International, à seulement vingt-cinq minutes de l’effervescence du Loop de Chicago. Lorsque ses fairways cernés de fétuque se dévoilent, c’est un parfum d’Écosse et d’embruns qui se fait jour en plein cœur du Midwest américain. Découverte d’un golf public de haut vol.
Du site industriel au chef-d’œuvre sculpté

Il faut parfois savoir regarder au-delà des apparences. Au début des années 1990, les rives du lac Calumet n’évoquaient guère le paradis… Décharge de déblais, friche industrielle et terrains vagues s’étendaient à perte de vue. Mais l’audace architecturale golfique n’a pas de frontière : confier la réhabilitation d’un site hors norme à l’architecte Dick Nugent s’est avéré être un véritable coup de maître. En sculptant des dunes artificielles, en façonnant de redoutables fosses de sable et en domptant les vents du lac, l’architecte a transformé un rebut urbain en un véritable sanctuaire de pur links golf. Une métamorphose saluée par les plus grands, à l’image d’un certain Ben Crenshaw (double vainqueur du Masters), qui n’avait pas hésité à comparer le Port Course au mythique links écossais de Muirfield lors du passage du circuit professionnel américain sur ces fairways.

Starboard, Harbouside, Chicago
Starboard Course
The Port & The Starboard : Une partition à 36 trous

Ici, l’expérience se vit en double, avec deux parcours de championnat aux exigences redoutables (les slopes sont de bon niveau et vous rendent des points au-delà de votre index). The Port Course  en premier lieu. Le pionnier (ouverture en 1995). Dépourvu d’arbres, il expose le joueur à tous les caprices de la météo locale. Son apogée ? Un final d’anthologie, amorcé par le trou n°15 et son bunker en forme d’ancre, avant d’enchaîner sur les trois derniers trous léchés par les eaux profondes du port du lac Calumet. The Starboard Course ensuite : Son alter ego (inauguré en 1996) joue quant à lui la carte de la stratégie pure, alternant waste bunkers monumentaux et greens surélevés. Le point d’orgue s’atteint au 17 (Buccaneer’s Cove), un par 3 spectaculaire où le choix du club relève de l’art délicat, le lac et les pièges de sable guettant la moindre approximation.

Harborside international center, Chicago
Chicago, une destination à laquelle on ne pense pas forcement en dehors de Medinah..
Le grand spectacle de l’horizon

Ce qui confère à Harborside son supplément d’âme, c’est ce contraste permanent entre l’isolement sauvage d’un links balayé par les vents, les lacs qui l’habillent et la silhouette majestueuse des gratte-ciels de Chicago qui se découpe au loin. Entre deux putts, lever les yeux pour contempler la skyline de Windy City rappelle l’unicité de l’endroit.

Complété par l’une des zones d’entraînement les plus performantes de la région et un club-house chaleureux aux accents architecturaux inspirés, Harborside incarne à la perfection l’esprit du voyage golfique moderne : exigeant, élégant et profondément dépaysant, et pourtant si proche d’une métropole active jour et nuit, et dont la qualité de vie n’est plus à vanter. Harbourside : une étape totalement digne d’intérêt pour tout esthète des fairways en goguette dans l’Illinois.