Ryder Cup : 10 joueurs qui ont fait la légende de la compétition (2)

84
légende
Severiano Ballesteros et José Maria Olazabal, la paire la plus symbolique de Ryder Cup. Crédits : DR.

Alors que se profile la compétition la plus attendue de la planète golf, fairways vous présente votre nouveau rendez-vous du vendredi : le cahier spécial Ryder Cup. Pour ce quatrième rendez-vous, (re)découvrez la suite des 10 joueurs qui ont fait la légende de la « Ryder ».

José Maria Olazabal, le leader

Après une entrée triomphale sur le circuit européen – où il terminait 2ème de l’Ordre du Mérite à seulement 20 ans -, Olazabal s’est rapidement forgé un nom dans le petit monde du golf européen. Désormais bien installé parmi les meilleurs joueurs de la planète, il ne tarde pas à se faire une place au sein de l’équipe du Vieux Continent de Ryder Cup. En 1987 il gagne à 21 ans sa première « Ryder » aux côtés d’un certain Severiano Ballesteros. Avec « Seve » il forme ainsi l’une des paires légendaires de la compétition, qui fait figure d’épouvantail. A coups de victoires en double, ils se forgent une sacrée réputation, au point de devenir la meilleure équipe de l’histoire, avec 11 victoires et 2 nuls pour 15 matchs disputés. En sept participations, Olazabal soulèvera 4 fois le trophée légué par Samuel Ryder (dont une après une égalité, en 1989). Devenu capitaine en 2012, il participera au plus beau succès de la « Team Europe » à Medinah, dédiant la victoire à son coéquipier et ami de toujours : « Seve » Ballesteros, décédé un an plus tôt.

 

« Monty », Colin Montgomerie

Véritable compétiteur, Colin Montgomerie est l’un des meilleurs joueurs que le Vieux Continent ait connu. Redoutable en simple, son état d’esprit de vainqueur a participé à sa légende sur le Tour européen comme en « Ryder. » Invaincu en simple (8 victoires), l’Ecossais est le porte-bonheur d’une équipe européenne qui aura triomphé entre 1995 et 2006. S’il fait partie de l’équipe européenne vaincue en 1991, 1993 et 1999, « Monty » est surtout bien présent lors des sacres de 1995, 1997, 2002, 2004 et 2006. Loué pour sa régularité, Colin Montgomerie est un des grands artisans du retour en grâce du golf européen. Octuple vainqueur de l’Ordre du Mérite européen, il mène l’équipe européenne à la victoire en tant que capitaine en 2010, sorte d’apothéose d’une immense carrière.

 

Phil « Lefty » Mickelson

S’il lui aura fallu attendre 12 ans pour soulever son premier tournoi du Grand Chelem (le Masters en 2004, a quasiment 34 ans), Phil Mickelson demeure un adversaire féroce. Véritable poison pour ses adversaires, il est difficile de battre « Lefty » et son style si particulier. Détenteur du record de participations en Ryder Cup (avec Nick Faldo), il est l’un des piliers d’une « Team USA » qui peine pourtant à rivaliser avec son homologue européen depuis le début des années 1990. Joueur au talent certain, Mickelson parvient difficilement à être aussi performant en « Ryder » que sur le PGA Tour. Mais de lui, nous ne retenons qu’une chose : sa longévité. 21 ans de Ryder Cup et 11 participations , ce n’est pas rien. Ses trois victoires – dont une en 2016 – avec l’équipe américaine venant récompenser le champion qu’il est.

 

L’inévitable Ian Poulter

Incontestablement, Ian Poulter est à sa place dans ce top 10. Joueur de l’ombre, il est d’une aide précieuse pour l’équipe européenne, rapportant à chaque édition de nombreux points. Sélectionné pour la première fois de sa carrière en Ryder Cup en 2004, il participe au triomphe de la jeune équipe de l’Allemand Bernhard Langer. Aux côtés de nombreux novices (5, dont le nouveau vice-capitaine Luke Donald et un certain Thomas Levet), il s’aguerrit, avant de s’installer 4 ans plus tard comme l’un des nouveaux piliers de la « Team Europe » des années 2000. Malgré quatre points apportés à son équipe, il voit les Etats-Unis s’imposer en 2008. Il triomphera avec l’équipe européenne sur les trois éditions suivantes, participant activement au « Miracle of Medinah » en 2012, où il réalise un sans-faute (4/4).

El Niño, Sergio Garcia Fernandez

Plus jeune joueur de l’histoire à être sélectionné en 1999 (soit quelques mois après son passage en pro, la même année), Sergio Garcia est, à 19 ans, tout proche d’être également le plus jeune vainqueur de Ryder Cup. Malgré ses trois victoires et son nul, la « Team Europe » s’incline d’un point (14½ – 13½). Ce n’est que partie remise : le jeune Espagnol a bel et bien saisi sa chance. Le revoici donc 3 ans plus tard (l’édition 2001 ayant été décalée en raison des attentats du 11 septembre), sur le parcours du Belfry Golf & Country Club de Sutton Coldfied, en Angleterre. Il y remporte (enfin) sa première Ryder Cupavant d’enchaîner par deux nouveaux succès en 2004 et 2006. Il ajoutera une quatrième ligne à son palmarès de « Ryder » en 2012, où il apportait deux points à l’équipe de José Maria Olazabal. Vainqueur de son premier Majeur l’an dernier à Augusta, Sergio Garcia pourrait être l’un des piliers « historiques » de la prochaine Ryder Cup, au Golf National.

Si vous avez manqué (ou si vous souhaitez redécouvrir) la première partie de ce top 10, rendez-vous juste ici pour votre session de rattrapage !